Il n'est guère étonnant que ce travail soit un de ceux que préfèrent les aficionados du Sieur Krukof. En effet avec une incroyable sobriété et une excellence qui frise la perfection dans le trait, l'artiste trace un portrait troublant de beauté, suggère beaucoup et dévoile peu laissant le soin à l'esprit de compléter le tableau. En effet, en se focalisant sur le portrait de cette dame, Krukof est parvenu à y instiller toute l'éclatante et irrésistible sensualité de la féminité sans avoir eu à jouer sur les habituels attributs érotiques du corps de la femme. Le regard est presque magnétique, incroyablement vivant, expressif, il est une invitation à la soumission, à la luxure et au danger. En est certainement témoin, la pupille ophidienne qui rappelle de façon singulière le pouvoir supposément hypnotique du regard des serpents. Le nez, qui à mon sens, peut rapidement pour un artiste totalement ruiner sa composition, est ici réduit à sa plus simple expression et semble même être le centre qui capture et reflète la lumière, la répandant ensuite sur tout le visage. La bouche pleine, gourmande aux courbes délicates, au dessin parfait parachève admirablement la symétrie de ce visage aux traits énigmatiques. Peut-on lui reprocher la rigidité de sa pose ? Certainement pas, car elle vivante au-delà de toute mesure artistique! Mais Krukof ne s'est pas contenté de créer une belle femme, il lui a offert également des parures somptueuses et à su ajouter des détails d'une inégalable finesse qui a eux seuls parviennent à rompre et à équilibrer la symétrie de la composition. Une simple plume répond à la boucle d'oreille incroyablement travaillée, chacune à sa façon rappelant un côté sauvage de la sorcière (forme de croc, élément naturel...) L'escarboucle quant à elle attire immédiatement l'oeil sur le regard, le souligne, le définit, claire quand l'iris est sombre elle est un contraste saisissant avec les yeux de Czary et agit presque comme un troisième oeil.... Enfin, l'artiste a joué sur les entrelacs, les arabesques dans la subtile composition des broderies du capuchon qui sont comme une extension du tatouage sur le cou. Peu, très peu de couleurs, pour mettre en exergue la finesse des traits, l'impact en est d'autant plus saisissant, la lumière d'autant plus éblouissante...
Comme Pygmalion qui sculpte Galathéa, Krukof a peint Czary, un être d'âme et de papier...
En effet avec une incroyable sobriété et une excellence qui frise la perfection dans le trait, l'artiste trace un portrait troublant de beauté, suggère beaucoup et dévoile peu laissant le soin à l'esprit de compléter le tableau.
En effet, en se focalisant sur le portrait de cette dame, Krukof est parvenu à y instiller toute l'éclatante et irrésistible sensualité de la féminité sans avoir eu à jouer sur les habituels attributs érotiques du corps de la femme.
Le regard est presque magnétique, incroyablement vivant, expressif, il est une invitation à la soumission, à la luxure et au danger. En est certainement témoin, la pupille ophidienne qui rappelle de façon singulière le pouvoir supposément hypnotique du regard des serpents. Le nez, qui à mon sens, peut rapidement pour un artiste totalement ruiner sa composition, est ici réduit à sa plus simple expression et semble même être le centre qui capture et reflète la lumière, la répandant ensuite sur tout le visage. La bouche pleine, gourmande aux courbes délicates, au dessin parfait parachève admirablement la symétrie de ce visage aux traits énigmatiques. Peut-on lui reprocher la rigidité de sa pose ? Certainement pas, car elle vivante au-delà de toute mesure artistique!
Mais Krukof ne s'est pas contenté de créer une belle femme, il lui a offert également des parures somptueuses et à su ajouter des détails d'une inégalable finesse qui a eux seuls parviennent à rompre et à équilibrer la symétrie de la composition. Une simple plume répond à la boucle d'oreille incroyablement travaillée, chacune à sa façon rappelant un côté sauvage de la sorcière (forme de croc, élément naturel...)
L'escarboucle quant à elle attire immédiatement l'oeil sur le regard, le souligne, le définit, claire quand l'iris est sombre elle est un contraste saisissant avec les yeux de Czary et agit presque comme un troisième oeil....
Enfin, l'artiste a joué sur les entrelacs, les arabesques dans la subtile composition des broderies du capuchon qui sont comme une extension du tatouage sur le cou. Peu, très peu de couleurs, pour mettre en exergue la finesse des traits, l'impact en est d'autant plus saisissant, la lumière d'autant plus éblouissante...
Comme Pygmalion qui sculpte Galathéa, Krukof a peint Czary, un être d'âme et de papier...
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